Amour du peuple ou soif du pouvoir ?

Le pouvoir est très sucré et agit comme une drogue.
Plus on y goûte, plus on en redemande, jusqu'au point
où l'on ne peut plus s'en passer.Bon nombres d'hommes
et femmes politiques,qui bien qu'accumulant les défaites
ou les traversées du désert, persistent dans leur course
aux postes, et ne prennent jamais leur retraite.La soif
de régner infiniment dévore énormément leur coeur,
et pour eux, le pouvoir symbolise leur vie, finissant
par confondre leurs existence avec leur foncion.

Les gens de pouvoir n'ont pas un profil psychologique
commun.Certains aspirent dès l'enfance à diriger
tandis ques d'autres ne sont pas conscients de cette
aspiration. Rares sont les projets politiques qui
progressent de leur naissance à la réussite sans rien
trahir de la flamme originelle.La soif du pouvoir peut
donc ainimer toute une vie et certains vont même
sacrifier ceux qui les ont élus ou mis au pouvoir pour
leurs propres intérets afin d' arriver à leur but.

Personne n'est à l'abri des possibles dérives émanant
de l'exercice du pouvoir. Dans plusieurs pays africains
en général et au Burundi en particulier, l'insatiable soif
de pouvoir s'apparente à une course sans fin au fauteuil.
Et cette soif éternelle du pouvoir engendre souvent
des violences et guerres meurtrières qui ne prennent
jamais fin.Si on regarde actuellement de plus près
la vie politique de notre pays très déchiré, que voit-on?

Parmi plusieurs constatations,on voit d'un côté,
des malheureux politiciens bien affamés et assoiffés
du pouvoir,qui prêchent souvent et à la fois, des vérités
et des mensonges mélangés de divisions en luttant
en vase clos,pour la conquête du pouvoir.De l'autre côté,
l'ivresse rapide des succès du pouvoir, les erreurs
et la mésentente, entrainent l'intolérance et l'exclusion
brutale et dangereuse pour l'avenir de notre pays,
sans oublier nous, les citoyens, qui cautionnons
aveuglement ce jeu entre toutes ces névroses du pouvoir.

Ils s'égorgent sans pitié pour un fauteuil,pour un titre,
pour le droit de nous dominer,de nous écraser ou
d'imposer leur légitimité,parcequ'il en va de leur survie
politique, oubliant l'amour du peuple qu'ils prêchent
toujours sans en avoir réellement dans leur coeur.
La division,la peur,le manque des repères et la crise
mal gérée, passent souvent les hommes à la recherche
encore plus ardamment d'un homme ou une femme
providentielle et de préférence qui puisse les guider
et diriger correctement dans la paix pour tous,bien être
pour tous et en sauvegardant l'unité nationale.

En faisant la politique, peut-on être assoiffé du pouvoir,
mais se révéler en même temps un politicien sincère
de vraies idéaux ? Heureux ceux qui ont faim
et soif de justice car ils seront appelés réellement enfants
de Dieu et le peuple leur sera toujours reconnaissant.
La vraie vocation du politicien,ne devrait pas être sa seule
carrière motivée par une course à la popularité et au fauteuil,
mais une volonté de bien commun,pour tous et non pas
pour un certain groupe possédant les mayens de pressions
sociales et médias parfois incendiaires bien que utiles.

L'élu devrait être un homme ou une femme du peuple,
désigné par ses compétences et pour son engagement,
non pas pour ces quelques mots de manipulation que
se partagent souvent tous les partis qui forment des
bonnes et nombreuses promesses qu'aucun ne tient
souvent jamais.C'est pourquoi là où règne la véritable
démocratie, le pouvoir ne devrait pas être sans cesse
dans les mains des mêmes personnes,qui tournent
au siège du pouvoir, et le peuple qui est le maître
du pouvoir, ne devrait pas avoir toujours à choisir entre
les mêmes personnalités qui ne respectent pas
les lois et ne tiennent pas à leurs promesses données.

Dans un système démocratique,les structures de l'Etat
sont cencés être au service du peuple.La politique
c'est diriger la communauté,au nom des autres,pour
leurs intérêts.Si l'homme politique veut garder son travail,
il doit alors plus se préoccuper de son image et de sa
réélection que des vrais problèmes de ses concitoyens.
L'obéissance à une loi, à une autorité, à un pouvoir,
c'est l'adhésion à un groupe où l'on trouve une sécurité,
une identité,un respect et une valorisation.

Nous avons le plus besoin d'un groupe solide, qui a des
bons dirigeants ressembleurs qui ne se laissent pas
manipiler par qui que ce soit au dépriment de l'intéret
du peuple et de la nation entière.Et comme la dérive
caractérielle de celui qui incarne le pouvoir est toujours
possible, il faut donc des structures qui le contiennent.
Le pouvoir est une affaire d'équilibre,de répartition des
forces et des tensions,de contrôles et de contre-pouvoirs.
C'est une dynamique constante,que l'on retrouve dans
tous les groupes qu'ils s'appelent partis, associations,
cellule familiale,entreprise, société,etc...

L'oeil ne se rassasie pas de voir et l'oreille
ne se lasse pas d'entendre, de même la faim et la soif
du pouvoir de nos hommes politiques les entrainent
à courir infiniment pour la conquête du pouvoir,
en s'égorgeant sans honte et certains en oubliant
même très vite les bienfaits reçus par le peuple,
qui en paie infiniment par leur sang et récolte
des souffrances énormes avec beaucoup de chagrin
et douleur profonde.Quand une poule crie,c'est qu'on
la porte mal, et ce n'est pas que le chien préfère les os
à la viande, mais la viande on ne la lui donne pas,
alors que c'est lui qui a tué l'animal,c'est curieux !!
L'enfant mal aimé injustemt,c'est lui qui grandit.

Nsengiyumva Minani Félicien.

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